terça-feira, agosto 08, 2006

143) Alter-mundialistas vs livre-comercio: um debate cheio de equivocos

Deposito (é o termo) aqui, a transcricao de um boletim da Attac (os anti-globalizadores franceses) sobre a suspensão da Rodada Doha, com meus comentarios iniciais. Não tenho tempo, agora, de comentar, e refutar, suas posições (fica para uma outra oportunidade), nem para formatar o texto do boletim, que vai ficar todo desfigurado.
Em todo caso, é para registro e debate intelectual futuro.

Os anti-globalizadores franceses (pardon, altermondialistes...) estao contentes.
As negociacoes da Rodada de Doha foram adiadas sine die...
Eles acham que essas negociacoes se davam sob o signo do livre-cambismo, e nao para promover o seu objetivo supostamente central: o desenvolvimentoi.
Ledo engano e santa ingenuidade: os paises que estão ali, pelo menos os mais poderosos, sao especialmente hipocritas. Ninguem ali se bate pelo livre-cambismo, todo mundo é um pouco mercantilista...
Abertura de mercados? Sim, desde que primeiro seja o dos outros, o nosso a gente vê depois...
Fim ou reducao dos subsidios?: Talvez, mas o mínimo possível, por favor...
Os anti-globalizadores acham que agora é a ocasiao para passar do livre-cambismo para uma discussao seria sobre os direitos dos povos e o desenvolvimento de uma economia solidaria.
Santa ingenuidade: eles nao se dão conta que mesmo a pouca abertura econômica (em serviços, por exemplo) e o pouco de liberalizacao comercial (em acesso a mercados e reducao de regras distorcivas), isso, por menor que seja, acaba beneficiando o conjunto de parceiros do jogo multilateral, e portanto os países mais pobres também.
Eles não se dão conta que suas propostas, baseadas numa visao romantica da agricultura auto-sustentada, na regulacao de mercados e na protecao aos mercados nacionais, elas é que sao, sem duvida alguma, prejudiciais ao conjunto e especialmente aos países em desenvolvimento, que assim ficam mais pobres.
Enfim, deixo voces com a leitura, helas em frances, do ultimo boletim dos alter-mondialistes da ATTAC.
A l'ataque citoyens.
Quem se dispuser a comentar, sinta-se livre...
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Paulo Roberto de Almeida
pralmeida@mac.com www.pralmeida.org
http://diplomatizzando.blogspot.com/


COURRIEL D'INFORMATION ATTAC (n°558)

Mercredi 3/08/06
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1.- LE LIBRE-ECHANGISME SUR LA SELLETTE
La suspension sine die des négociations du cycle de Doha, dit « du
développement », de l’Organi-sation mondiale du commerce (OMC), annoncée
à Genève le 24 juillet dernier par son directeur général, M. Pascal
Lamy, est-elle une bonne ou une mauvaise nouvelle ?
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2006-08-02-omc
Le Monde diplomatique

2.- SUSPENSION DES NEGOCIATIONS A L’OMC :
UNE OUVERTURE POUR L’INSTAURATION DE REGLES COMMERCIALES DEDIEES AU
DEVELOPPEMENT ET AUX DROITS
A l’OMC, les négociations viennent d’être interrompues sine die.
Officiellement tout entier dédié "au développement", l’agenda de Doha
n’aura pourtant jamais eu d’autre ambition que de parvenir à une
libéralisation commerciale toujours plus grande. A aucun moment le
contenu des accords n’a fait l’objet d’analyse d’impact en matière
économique, écologique et social.
Commission OMC-AGCS d’Attac France

1.- LE LIBRE-ECHANGISME SUR LA SELLETTE

La suspension sine die des négociations du cycle de Doha, dit « du
développement », de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), annoncée
à Genève le 24 juillet dernier par son directeur général, M. Pascal
Lamy, est-elle une bonne ou une mauvaise nouvelle ?

Une très mauvaise nouvelle, à en croire les médias dominants qui versent
des larmes de crocodile sur le sort des pays pauvres prétendument
affectés par la non conclusion d’un accord qui aurait facilité l’accès
de leurs productions aux marchés des pays riches.

Pour comprendre l’imposture de ce discours, il faut d’abord démonter ses
présupposés :

- Le premier, qui fonde tous les autres, est que l’ouverture totale des
marchés, le libre-échangisme sans limites, serait bénéfique à tous, pays
et populations pauvres et riches. Les pays non industrialisés, mais qui
voudraient le devenir, auraient, nous dit-on, tout à gagner à abaisser
leurs barrières tarifaires aux produits industriels et aux services
fournis par des firmes transnationales du Nord dont la productivité est
sans commune mesure avec celle des entreprises locales.

Ce n’est pas seulement le simple bon sens qui invalide une telle
allégation, c’est aussi l’expérience. Les pays les plus fréquemment
cités comme des « success stories » en la matière (la Corée, Taïwan) ont
fait exactement l’inverse : ils ont bâti leur industrialisation sur la
protection de leur marché intérieur, de manière à permettre à leurs
industries naissantes de ne pas être étouffées dans l’œuf.

- Le deuxième est qu’il existerait un marché mondial des produits
agricoles. C’est faux : plus de 90 % des produits agricoles sont
consommés sur place. Seuls moins de 10 % sont exportés, pour une bonne
part dans des conditions en totale violation des principes
libre-échangistes. Aussi bien l’Union européenne (UE), via la politique
agricole commune (PAC), que les Etats-Unis subventionnent massivement
leurs exportations dans ce domaine, causant la ruine des petits
producteurs des pays du Sud, en particulier des cotonniers d’Afrique de
l’Ouest.

- Le troisième est la confusion délibérément entretenue quant à l’accès
des produits agricoles des pays du Sud aux marchés développés. On nous
présente cet accès comme un facteur de développement, d’où l’hypocrite
désignation du Cycle de Doha. De quel accès s’agit-il ? Non pas des
produits de l’agriculture paysanne, destinés à la consommation familiale
ou locale, mais bien de ceux de la grande agriculture productiviste, de
l’agro-business. Cette dernière ne change pas de nature au motif qu’elle
serait de nationalité brésilienne ou argentine, surtout quand on sait
qu’elle est souvent entre les mains de transnationales américaines ou
européennes implantées sur place.

- La quatrième est la référence constante des médias, notamment
économiques et financiers, aux gouvernements des pays du Sud pour tenter
de culpabiliser les opposants au libre-échange. Or nombre de ces
gouvernements, celui du Brésil en tête, lorsqu’ils s’expriment à l’OMC,
sont les porte-parole non pas des intérêts de leurs petits paysans, mais
de ceux de l’agro-business. Ces gouvernements réclament à juste titre la
suppression totale des subventions aux exportations, acquise pour 2013,
mais, dans une logique strictement libérale, ils s’opposent aux
revendications de sécurité et de souveraineté alimentaires, donc de
protection aux importations, que défendent les organisations paysannes
du Nord comme du Sud regroupées dans La Via Campesina.

Une fois effectués ces rappels, on peut analyser l’échec de Genève et en
tirer quelques enseignements. Une « réussite » du Cycle de Doha
supposait un compromis global entre l’UE et les Etats-Unis, d’une part,
et les grands pays émergents (Brésil, Inde, etc.) d’autre part : les
premiers supprimaient leurs subventions aux exportations agricoles, et
les seconds abaissaient leurs barrières douanières aux importations de
produits industriels, ainsi qu’aux fournisseurs de services (assurances,
banques, notamment) par le biais de l’Accord général sur le commerce des
services (AGCS). Dans tous les cas, il s’agissait essentiellement de
satisfaire les revendications des grandes firmes transnationales des
secteurs en question, et nullement, comme le dit la propagande libérale,
de défendre les consommateurs.

Dès lors qu’un accord ne pouvait être conclu sur l’agriculture, c’est
l’ensemble du « deal » qui capotait. C’est ce qui s’est passé en raison
de l’attitude intransigeante de Washington : à quelques mois des
élections de novembre au Congrès - où les républicains craignent de
perdre le contrôle des deux Chambres -, le gouvernement Bush ne pouvait
se permettre de s’aliéner les suffrages des « farmers ». Le commissaire
européen chargé du commerce, M. Peter Mandelson, était, lui, disposé à
aller très loin, et même au-delà de son mandat de négociation, dans la
réduction des tarifs douaniers sur les produits agricoles afin de
favoriser la percée des transnationales européennes dans les pays «
émergents ». Avec comme conséquence inévitable la disparition d’un
nombre accru d’exploitations, et une concentration supplémentaire du
secteur. Dans la plupart des pays membres (mais pas en France), ce
secteur « pèse » en effet beaucoup moins en termes politiques que les
grands lobbies de l’industrie et des services.

L’échec des négociations de l’OMC a été bien accueilli par le
gouvernement français et par les mouvements paysans et
altermondialistes, mais pas du tout pour les mêmes raisons. Le ministre
de l’agriculture, M. Dominique Bussereau, pourra se prévaloir du
maintien du statu quo auprès de ses amis de la Fédération nationale des
syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA). Les seconds y voient un coup
de frein à la généralisation de la logique du libre-échange. Car c’est
bien de cela qu’il s’agit en dernière instance.

On objectera à juste titre que les Etats et ensembles d’Etats les plus
puissants peuvent, par des traités bilatéraux, obtenir des Etats plus
faibles ce qui leur a été refusé par des décisions multilatérales à
l’OMC, et même davantage. Washington joue ouvertement cette carte, et
l’UE s’apprête à le faire également. La grande différence est que, dans
ce dernier cas, les acteurs en présence sont bien identifiés et
permettent des mobilisations populaires ciblées. Par exemple contre le
traité de libre-échange signé, mais non encore ratifié, entre les
Etats-Unis et le Pérou. Il est plus difficile de désigner clairement
l’adversaire derrière un accord global à l’OMC.

La lutte contre l’idéologie libre-échangiste, qui place l’expansion du
commerce au-dessus de toutes les autres considérations - écologiques,
sociales, de droits humains -, et qui a fait la preuve de ses ravages,
est progressivement en train de devenir une priorité pour les mouvements
sociaux du monde entier, l’Amérique latine étant nettement en avance sur
le reste du monde. Elle est évidemment combattue, bec et ongles, par les
économistes libéraux. Elle est cependant abordée avec beaucoup de
réticence par certains de leurs collègues se réclamant de la gauche, et
encore plus de l’extrême gauche : ils craignent l’accusation, à leurs
yeux infamante, de velléités « protectionnistes » en contradiction,
croient-ils, avec leur posture globale « internationaliste » et
anti-étatique.

Cette confusion intellectuelle et politique les conduit à dénoncer le
libre-échange - et comment pourraient-ils faire autrement -, mais à ne
pas s’avancer sérieusement sur le terrain des alternatives. Comme s’il
n’y avait pas à protéger des acquis de civilisation, des biens publics
mondiaux, des populations paysannes, etc., tous laminés par une
mondialisation libérale dont le libre-échange est le credo central.

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2006-08-02-omc
Le Monde diplomatique

2.- SUSPENSION DES NEGOCIATIONS A L’OMC : UNE OUVERTURE POUR
L’INSTAURATION DE REGLES COMMERCIALES DEDIEES AU DEVELOPPEMENT ET AUX
DROITS

A l’OMC, les négociations viennent d’être interrompues sine die.
Officiellement tout entier dédié "au développement", l’agenda de Doha
n’aura pourtant jamais eu d’autre ambition que de parvenir à une
libéralisation commerciale toujours plus grande. A aucun moment le
contenu des accords n’a fait l’objet d’analyse d’impact en matière
économique, écologique et social. Les représentants des Etats ont
négocié en fonction des intérêts prioritaires de leurs firmes
multinationales, de leurs lobbies productivistes, plutôt que des
impératifs d’amélioration des conditions de vie des plus pauvres et du
respect des droits économiques, sociaux et culturels de tous les
citoyens.

L’Union européenne a énergiquement promu cette libéralisation tout en
masquant l’agressivité de ses exigences derrière un discours de
solidarité avec les pays en développement. Elle n’a eu de cesse de
promouvoir la libéralisation des services, d’obtenir un assouplissement
des conditions d’accès aux marchés non agricoles. Avec le soutien de la
France, elle aura tout fait également pour défendre un système
agro-productiviste, destructeur de la paysannerie familiale d’Europe et
du Sud. L’accès aux marchés du Sud grâce aux réductions drastiques des
barrières tarifaires industrielles, ainsi que la conquête de nouvelles
opportunités pour ses grandes firmes multinationales de services auront
été ses premières priorités. La conquête de nouvelles opportunités pour
ses grandes firmes multinationales de services aura été la première
priorité.

L’absence d’accord dans le cadre du cycle de Doha est une bonne nouvelle
: elle est révélatrice de l’impasse du modèle économique que promeut
l’OMC depuis 1994. A nous maintenant d’en saisir l’opportunité pour
conduire une remise en question profonde du modèle théorique associant
mécaniquement croissance, commerce et développement, défendu par
l’idéologie néo-libérale pour laquelle le libre-échange est le moteur
essentiel.

Commission OMC-AGCS d’Attac France